30 novembre 2006
1 DECEMBRE
JOURNEE DE LUTTE CONTRE LE SIDA
les chrétiens ne peuvent être étrangers à l'épidémie du sida .
comme n'importe quelle maladie , et surtout par ce qu'elle est stigmatisante , il faut que des disciples du christ soient auprés de ceux qui souffrent , de ceux qui luttent , de ceux qui cherchent .
au delà des querelles morales qui facent à la vie n'ont pas raison d'être les frères de la chapelle du Précieux Sang dont la mission première est l'écoute et la prière vous invitent à vous unir à la prière aux intentions des malades et de leurs amis ,
le dimanche 3 décembre 2006 à 10 h .
temps de prière et messe célébrés aux intentions de ceux qui luttent .
venez ou unissez vous à nous .
+ Antoine marie
25 novembre 2006
Un petit livre , 200 pages , de Pietro de paoli ( un pseudo sans doute ) , au titre évocateur : 38 ans , célibataire , et curé de campagne ,vient de sortir chez Plon .
Il s'agit d'un récit en forme de journal , le récit de la vie et des réfléxions d'un jeune prêtre .
On retrouve bien des interrogations sur la façon de vivre le sacerdoce aujourd'hui ; sur le rapport aux fidèles consommateurs de culte , sur le célibat , sur la solitude , sur la déchritianisation ......
rien de bien neuf mais cela est plaisant à lire, et fait entrer dans bien des intimités .
En le lisant j'ai vu les visages de bien des amis prêtres écrasés par le travail ,les doutes et le tensions .
ceci est aussi un témoignage de foi : car au delà des aspects materiels , des questions pratiques , il y a un véritable amour de Jésus et une volonté de porter la Bonne Nouvelle à tous , malgrés et avec les obstacles de toutes sortes.
les curés ne sont pas des héros , ni des supermans ; des hommes comme tout le monde .
ce livre a l'avantage de monter cela alors que les discours officiels continuent de séparer le prêtre des fidèles .
Il révèle aussi pudiquement le lien intime entre le prêtre et son Seigneur , et cela donne du sens à toutes ces contradictions . et sans cette relation privilégiée , quand les fidèles ou l'institution font des prêtres des fonctionnaires de Dieu , la vie n'a alors plus de sens .
Si seulement ce livre pouvait faire changer nos regards sur les prêtres que nous cotoyons , que nous reconnaissions en eux des hommes de chair et de sang qui portent pour nous et avec nous l'annonce de l'Evangile .
alors au lieu de voir Mr le curé accueillons l'homme , le frère en Jésus Christ .
+ antoine marie
22 novembre 2006
Pendant le son des instruments
Cécile chantait en son coeur...
(Office de l'Eglise)
V 1.
Sainte bien-aimée, je contemple ravie
Le sillon lumineux qui demeure après toi n.1
Je crois entendre encor ta douce mélodie.
Oui, ton céleste chant arrive jusqu'à moi
V 5.
De mon âme exilée écoute la prière
Laisse-moi reposer sur ton coeur virginal
Ce lys immaculé qui brilla sur la terre
D'un éclat merveilleux et presque sans égal.
O très chaste Colombe, en traversant la vie
V 10.
Tu ne cherchas jamais d'autre époux que Jésus,
Ayant choisi ton âme, Il se l'était unie
La trouvant embaumée de toutes les vertus.
Cependant un mortel, radieux de jeunesse,
Respira ton parfum blanche et céleste fleur!
V 15.
Afin de te cueillir, de gagner ta tendresse,
Valérien voulut te donner tout son coeur.
Bientôt il prépara des noces magnifiques.
Son palais retentit de chants mélodieux...
Mais ton coeur virginal redisait des cantiques
V 20.
Dont l'écho tout divin s'élevait jusqu'aux Cieux!
Que pouvais-tu chanter, si loin de ta Patrie, (Ps 137,4)
Et voyant près de toi ce fragile mortel?
Sans doute tu voulais abandonner la vie
Et t'unir pour toujours à Jésus dans le Ciel...
V 25.
Mais non... j'entends vibrer ta lyre séraphique,
Lyre de ton amour dont l'accent fut si doux,
Tu chantais au Seigneur ce sublime cantique:
« Conserve mon coeur pur, Jésus mon tendre Epoux!... » (Ps 119,80)
Ineffable abandon! Divine mélodie!
V 30.
Tu dévoiles l'amour par ton céleste chant.
L'amour qui ne craint pas, qui s'endort et s'oublie (1Jn 4,18)
Sur le Coeur de son Dieu, comme un petit enfant.. n.2
Dans la voûte azurée parut la blanche étoile
Qui venait éclairer de ses timides feux
V 35.
La lumineuse nuit qui nous montra sans voile
Le virginal amour des époux dans les Cieux...
Alors Valérien rêvait la jouissance,
Cécile, ton amour était tout son désir...
Il trouva le bonheur dans ta noble alliance
V 40.
Tu lui montras la vie qui ne doit pas finir.
« Jeune ami, lui dis-tu, près de moi toujours veille
« Un ange du Seigneur qui garde mon coeur pur,
« Il ne me quitte pas, alors que je sommeille,
« Il me couvre avec joie de ses ailes d'azur.
V 45.
La nuit, je vois briller son aimable visage
« D'un éclat bien plus doux que les feux du matin,
« Sa face me paraît la transparente image
« Le pur rayonnement du visage divin. »
Valérien reprit: « Montre-moi ce bel Ange,
V 50.
« Afin qu'à ton serment je puisse ajouter foi.
« Autrement, crains déjà que mon amour se change
« En terrible fureur, en haine contre toi... »
O Colombe cachée dans le creux de la pierre! (Ex 33,22)
n. 3 (Ct 2,14)
Tu ne redoutais pas les filets du chasseur (Ps 91,3)
V 55.
La Face de Jésus te montrait sa lumière, n.4
L'Evangile sacré reposait sur ton coeur... n.5
Tu repris aussitôt avec un doux sourire:
O Mon céleste Gardien exauce ton désir,
« Bientôt tu le verras, il daignera te dire
V 60.
« Que pour voler aux Cieux, tu dois être martyr.
« Mais avant de le voir, il faut que le baptême
« Répande dans ton âme une sainte blancheur,
« Il faut que le vrai Dieu l'habite par Lui-même
« Il faut que l'Esprit-Saint soit la vie de ton coeur.
V 65.
« Le Verbe, Fils de Dieu et le Fils de Marie, (Jn 1,1)
« Dans son immense amour s'immole sur l'autel.
« Tu dois aller t'asseoir au Banquet de la Vie
« Afin de recevoir Jésus le Pain du Ciel. (Jn 6,32 Jn 6,48) (Jn 6,59) n. 6
« Alors le Séraphin t'appellera son frère,
V 70.
« Et voyant dans ton coeur le trône de son Dieu
« Il te fera quitter les plages de la terre
« Tu verras le séjour de cet esprit de feu. »
- « Je sens brûler mon coeur d'une nouvelle flamme »
S'écria dans sa joie l'ardent patricien.
V 75.
« Je veux que le vrai Dieu habite dans mon âme,
« Cécile, mon amour sera digne du tien!... »
Revêtu de la robe emblème d'innocence,
Valérien put voir le bel ange des Cieux,
Il contempla ravi sa sublime puissance
V 80.
Il vit le doux éclat de son front radieux.
Le brillant séraphin tenait de fraîches roses
Mélangées de beaux lys éclatants de blancheur;
Dans les jardins du Ciel, ces fleurs étaient écloses
Sous les rayons d'Amour de l'Astre créateur.
V 85.
« Epoux chéris des Cieux, les roses du martyre
« Couronneront vos fronts, dit l'ange du Seigneur, n.7
« Il n'y a pas de voix, il n'y a pas de lyre
« Capables de chanter cette grande faveur!
« Je m'abîme en mon Dieu, je contemple ses chaînes,
V 90.
« Mais je ne puis pour lui m'immoler et souffrir,
« Je ne puis lui donner ni mon sang ni mes larmes
« Malgré tout mon amour, je ne saurais mourir...
« La pureté, de l'ange est le brillant partage
« Son immense bonheur ne doit jamais finir,
V 95.
« Mais sur le Séraphin, vous avez l'avantage
« Vous pouvez être purs, et vous pouvez souffrir!...
.....................................................
« De la virginité vous voyez le symbole
« Dans ces lys embaumés que vous envoie l'Agneau
« Vous serez couronnés de la blanche auréole,
V 100.
« Vous chanterez toujours le cantique nouveau. (Ap 14,3)
« Votre chaste union enfantera des âmes n.8
« Qui ne rechercheront d'autre époux que Jésus,
« Vous les verrez briller comme de pures flammes,
« Près du trône divin, au séjour des élus. »
V 105.
Cécile, prête-moi ta douce mélodie
Je voudrais convertir à Jésus tant de coeurs!
Je voudrais comme toi sacrifier ma vie
Je voudrais lui donner et mon sang et mes pleurs
Obtiens-moi de goûter sur la rive étrangère n.9
Le parfait abandon, ce doux fruit de l'amour.
O ma Sainte chérie! bientôt, loin de la terre,
Obtiens-moi de voler près de toi sans retour
17 novembre 2006
A propos du téléthon et de la condamnation par certains évêques EGLISE CATHOLIQUE ROMAINE
La commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon (Var) a publié une note dénonçant la "stratégie eugéniste" du Téléthon en pointant notamment la pratique du tri sélectif d'embryons. Pour Pierre-Olivier Arduin, responsable de la commission bioéthique de l'observatoire sociopolitique de l'évêché : "on a vu le résultat de cette stratégie lors de la présentation des bébéthons, nouveau-nés qui sont sains parce que, n'ayant jamais été malades, ils ne sont que les survivants d'avortements programmés in vitro ou in utero".
Christian Cottet, directeur adjoint de l'AFM, affirme que le combat de l'AFM est "un combat pour la vie". Il explique que "plus de 60 % des fonds collectés sont consacrés à la mise au point de thérapies innovantes" et "30 essais thérapeutiques sont en cours" notamment au sein du Généthon et de l'Institut de Myologie.
Yann de Rauglaudre, directeur de la communication du diocèse de Var, explique : "l'an dernier, nous avions déjà averti que des questions d'éthique se posaient. C'est un appel à une plus grande vigilance que nous lançons devant cette grosse machine qui s'enraye car elle n'a pas assez d'exigence éthique".
L'Eglise du Var appelle ses fidèles à financer "une recherche éthique et moderne" et à orienter leurs dons à des organismes ou laboratoires "éthiquement corrects".
Voir dossier
http://www.fondationlejeune.org/Content/Fondation/communique/eclairage_ethique_telethon06.asp
Le problème en morale catholique strict est donc l’emploi des embryons issus d’avortements (condamnés ) .
L’Eglise considère l’embryon comme étant déjà un sujet de droit .
Et de ce fait toute manipulation sur l’embryon visant à en extraire des cellules , et donc le détruire , est peccamineuse . Cela est de l’eugénisme.
Avec cette argumentation s’ajoute le fait que l’on ne peut en morale donner son assentiment à des œuvres qui entraînent au péché :
Le compendium de la doctrine sociale de l'Eglise précise bien :
"C'est un grave devoir de conscience de ne pas collaborer, même formellement, à des pratiques qui, bien qu'admises par la législation civile, sont en contraste avec la Loi de Dieu. En effet, cette collaboration ne peut jamais être justifiée, ni en invoquant le respect de la liberté d'autrui, ni en invoquant que la loi civile la prévoit et la requiert. Personne ne peut jamais se soustraire à la responsabilité morale des actes accomplis et sur cette responsabilité chacun sera jugé par Dieu lui-même" (Ch 399).
L’archevêque d’Avigon , mgr catenoz a lui aussi mis en garde .
Ne pas s’inquiéter de ce que l’on va manger
Ne pas s’inquiéter de ce que l’on va manger , ne pas s’inquiéter de ce qui va nous vêtir …
le Seigneur aurait bien du mal à se faire entendre dans notre société de consommation entre Mac Do et Star Ac.
Principalement il nous rappelle que l’essentiel de nos vies est ailleurs , ailleurs que dans ces questions de mode et de nourriture ;
L’essentiel est d’abord de considérer que nous sommes aimés de toutes éternité , et attendus par le Père ;
Dans notre monde si dur , où l’apparence tient tant de place , le Seigneur nous invite à faire tomber les masques et à être en vérité .
Une société qui ne cherche que son image dans les miroirs des publicistes , une société qui fait de la réussite financière et du vedettariat les symboles d’une vie réussie est une société qui ,en fait, désespère d ‘elle même , et qui sous les strass et les lumières cherche à cacher le vide de sens à sa vie .
Revenons à l’essentiel , laissons tomber les apparences pour retrouver en nous la source de la vie .
L’essentiel n’est pas ce que l’on mange mais d’avoir à manger , pour tous ; l’essentiel n’est pas de porter des vêtements de marques mais d’avoir de quoi se vêtir, tous et chacun ;
L’essentiel n’est pas d’amasser des richesses , des connaissances , mais de partager avec nos frères ce que nous sommes .
Car l’essentiel en fait n’est pas ce qui nous nourrit ou nous couvre mais ce qui est en nous , cette petite flamme qui fait de nous des fils de Dieu .
Alors rentrons en nous mêmes et dans notre chambre intérieure cherchons l’image de Dieu inscrite en nos vies .
+ Antoine Marie
priere à la Trinité d'Elizabeth de la Trinité , carmélite de dijon morte en 1906
Ô mon Dieu, Trinité que j'adore,
aidez-moi à m'oublier entièrement
pour m'établir en vous, immobile et paisible
comme si déjà mon âme était dans l'éternité!
Que rien ne puisse troubler ma paix ni me faire sortir de Vous,
ô mon Immuable, mais que chaque minute m'emporte
plus loin dans la profondeur de votre Mystère.
Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel,
votre demeure aimée et le lieu de votre repos;
que je ne vous y laisse jamais seul,
mais que je sois là tout entière,
tout éveillée en ma foi, tout adorante,
toute livrée à votre action créatrice.
Ô mon Christ aimé crucifié par amour,
je voudrais être une épouse pour votre coeur;
je voudrais vous couvrir de gloire,
je voudrais vous aimer...jusqu'à en mourir!
Mais je sens mon impuissance et
je Vous demande de me revêtir de Vous-même,
d'identifier mon âme à tous les mouvements de votre Âme;
de me submerger, de m'envahir, de Vous substituer à moi,
afin que ma vie ne soit qu'un rayonnement de votre Vie.
Venez en moi comme Adorateur,
comme Réparateur et comme Sauveur.
Ô Verbe éternel, parole de mon Dieu,
je veux passer ma vie à Vous écouter,
je veux me faire tout enseignable afin d'apprendre tout de Vous;
puis, à travers toutes les nuits, tous les videstoutes les impuissances, je veux vous fixer toujours et
demeurer sous votre grande lumière.
Ô mon Astre aimé, fascinez-moi pour que je ne puisse
plus sortir de votre rayonnement.
Ô Feu consumant, Esprit d'amour,
survenez en moi afin qu'il se fasse en mon âme
comme une incarnation du Verbe;
que je Lui sois une humanité de surcroît,
en laquelle il renouvelle tout son mystère.
Et vous, ô Père, penchez-Vous vers votre pauvre petite créature,
ne voyez en elle que le Bien-aimé en lequel
Vous avez mis toutes vos complaisances.
Ô mes Trois, mon Tout, ma Béatitude,
Solitude infinie, Immensité où je me perds,
je me livre à Vous comme une proie;
ensevelissez-vous en moi,
pour que je m'ensevelisse en Vous, en attendant
d'aller contempler en votre lumière l'abîme de vos grandeurs.
Ainsi soit-il.
saint albert le grand
SAINT ALBERT LE GRANDFrère prêcheur, évêque de Ratisbonne, docteur de l'Eglise (+ 1280) Jeune étudiant issu d'une famille noble de Bavière, les premières années de sa vie nous sont mal connues. Il naquit à Lauingen ville située sur les bords du Danube.
Il entra dans l'Ordre des Prêcheurs ou dominicains. Très doué pour les études, il ne passe par inaperçu et très vite il est chargé d'enseignements tout en poursuivant ses recherches personnelles. Sa grande préoccupation est de rendre accessible au monde latin la pensée du philosophe grec Aristote, redécouvert à travers la tradition arabe de Cordoue. Il veut l'harmoniser avec la pensée chrétienne.
Professeur à Paris, il se prend d'amitié avec un de ses étudiants tout aussi doué que lui : saint Thomas d'Aquin, amitié fidèle et sans faille. Lorsqu'Albert se rend à Cologne poursuivre son enseignement, son disciple saint Thomas le suit. Quand son disciple sera accusé d'hérésie, le vieux maître Albert fera le voyage de Cologne pour prendre sa défense.
Il aurait aimé consacrer toute sa vie à la pensée et à l'enseignement. Mais il est religieux, alors par obéissance, il devient provincial dominicain et bientôt évêque de Ratisbonne (Regensburg).
Deux années suffisent pour qu'on se rende compte que le dévouement est insuffisant, alors on le rend à ses chères études. Son savoir est quasi encyclopédique (38 volumes) au point qu'on veut en faire un maître de l'ésotérisme. Mais sa foi est encore plus grande que sa théologie et sa philosophie : "C'est pourquoi on le dit Notre Père, il n'est pas de prière douce et familière qui commence d'une manière plus familière et plus douce", écrit-il dans son commentaire de saint Matthieu.
L'Eglise l'a proclamé docteur de l'Eglise et patron des scientifiques.
Petite graine grand effet
La parabole du jour sur la petite graine qui devient un arbre splendide ou sur la dose minime de levain qui fait lever la pâte est en fait une interpellation sévère pour nous , croyants .
En effet notre dose de foi , notre dose d’engagement concret ,au service du Royaume et des communautés chrétiennes, sont souvent bien minces .
Et si les Vincent de Paul , les Thérèse , les Charles de Foucauld et autres avaient été comme nous nous ne serions pas là à connaître l’Evangile .
Je suis toujours étonné lors de rencontres de chrétiens soit du vrai témoignage qu’ils donnent dont ils parlent avec simplicité , offrant temps ,et argent parfois, pour vivre en église et en solidarité ; mais souvent j’ai l’impression que la foi est bien mince , que cela repose sur des ronces et non sur de la bonne terre .
Un test :ce jour :
avons nous parlé de Dieu à nos proches en ce jour ?
avons nous pris le temps de Lui parler dans la prière ?
avons nous regardé nos frères comme des frères du Christ ?
En Europe certaines communautés chrétiennes meurent , et c’est tant mieux car elles ne gardent que le nom et n’ont plus la saveur de Celui qui appelle toujours à Le suivre .
Il est des choix dans la vie , celui de vivre en vrai chrétien est certainement un choix d’adulte .
Et combien de chrétiens avec des connaissances religieuses d’enfants , des querelles d’enfants sur les rites ( ton rite est plus mieux que le mien ! !) au lieu de vivre et de témoigner ; et nos églises à moitié vides ne sont que l’image de nos âmes en errance ….
Si nous avions la foi grand comme une petite graine alors nous serions contagieux …….
+ Antoine Marie
07 novembre 2006
04 novembre 2006
SAINT ANDRE AVELLIN
Saint André Avellin naquit au royaume de Naples. Après des études brillantes, pendant lesquelles il eut le bonheur de conserver son innocence et sa piété au milieu des dangers sans nombre auxquels est exposée la jeunesse des écoles, il reçut les Ordres sacrés, et sa science du droit, en même temps que son talent pour la parole, le poussèrent dans la carrière d'avocat. Un léger mensonge lui étant un jour échappé dans l'exercice de ses fonctions, Dieu lui en inspira une si vive horreur, qu'il brisa soudain sa carrière pour se consacrer au ministère des âmes.
Quelques temps après il entra dans l'Ordre des Théatins, où il voulut recevoir le nom d'André, à cause de son amour pour la Croix. Il fut dès lors un apôtre, et Dieu récompensa son zèle par des prodiges. Une nuit que, par une grande tempête, il revenait de confesser un malade, la violence de la pluie et du vent éteignit le flambeau qui servait à l'éclairer. Non seulement ni lui, ni ses compagnons, ne reçurent aucune goutte d'eau, au milieu des torrents de pluie qui tombaient, mais André, grâce à une vive splendeur qui jaillissait miraculeusement de son corps, servit de guide, au sein des plus profondes ténèbres, à ceux qui étaient avec lui. Un jour qu'il récitait le saint Office, les Anges vinrent chanter avec lui les louanges de Dieu.
La grâce l'accompagnait particulièrement dans l'administration du sacrement de Pénitence et dans la direction des âmes; il y brillait par une piété et une prudence admirables. Dieu lui révélait souvent les secrets des coeurs, les choses éloignées et les choses futures. Il établit plusieurs maisons de son Ordre, travailla à la sanctification du clergé, fonda des oeuvres de zèle: Dieu bénit toutes ses entreprises.
Il avait quatre-vingt-huit ans quand il fut frappé d'apoplexie, au moment où il commençait la Messe et répétait pour la troisième fois ces mots: Introibo ad altare Dei. Privé de l'usage de la parole, il manifesta par signes le désir d'être porté devant le maître-autel, et put recevoir la Sainte Eucharistie. Dieu permit qu'il eut un rude combat à soutenir avant de mourir. Le démon lui apparut sous une forme horrible, menaçant de l'entraîner en enfer; mais la Sainte Vierge, qu'André invoqua de toute son âme, lui donna un prompt secours, et son Ange gardien chassa le monstre. André redevint calme et expira en paix en regardant amoureusement l'image de Marie. On l'invoque avec succès contre la mort subite et imprévue, et pour obtenir une mort douce et chrétienne.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.



















